Comment rendre les gratte-ciel moins énergivores et moins polluants? La ville de New York, capitale historique des gratte-ciel, entend rester pionnière en les obligeant à réduire drastiquement leur consommation d'énergie.
Qui dit gratte-ciel dit souvent façades de verre scintillant au soleil, lumières à profusion, air conditionné ou chauffage généreux, ascenseurs par dizaines... De quoi consommer un maximum d'énergie et émettre des gaz à effet de serre en quantité.
Si les exemples de tours neuves conçues pour économiser l'énergie se sont multipliés à travers le monde, transformer un immeuble imaginé à une époque où personne ne parlait du réchauffement de la planète nécessite souvent des travaux importants et coûteux.
Or ce sont ces immeubles que vise la loi "ClimateMobilizationAct", entérinée fin avril par la première métropole américaine dans le cadre de son engagement global à réduire ses émissions de 80% d'ici 2050.
Elle oblige notamment les édifices de plus de 2.300 m2 --soit quelque 50.000 bâtiments représentant le tiers des émissions new-yorkaises-- à réduire leurs émissions de 40% d'ici 2030 par rapport à leur niveau de 2005.
En s'attaquant ainsi à son très dense parc immobilier, New York a adopté une loi "révolutionnaire", estime Nilda Mesa, directrice du programme de développement durable de l'université Columbia.